13:01 Rosso : Une injustice flagrante. Fatimetou Mint Ahmed Vall et sa fille Aicha Mint Ahmed Ould Natte ne savent plus à qui s’adresser pour relever le tort que la mairie de Rosso et les autorités régionales leur font subir depuis quelques mois en les ayant expropriées sans autre forme de procès de leurs deux boutiques sises au marché central de Rosso. Après l’incendie du marché en 2009, la mairie décide de le reconstruire et de procéder à sa redistribution. Déjà, les deux femmes détenaient deux boutiques mitoyennes exceptionnellement construites en dur. Au cours de l’opération de distribution, les deux femmes se furent enregistrées sans problème. Toutes les deux obtiendront les reçus 67 et 68, documents sur la base desquels les récipiendaires doivent s’acquitter d’un montant de 45.000 ouguiyas à la perception de la mairie. Seulement voilà que l’une des boutiques fut tout simplement donnée à un commerçant nouvellement installé à Rosso et que l’autre fait l’objet d’un litige avec une certaine femme qui serait proche d’un très haut gradé de l’institution militaire. Le reçu que détient Fatimetou Mint Ahmed Vall ne lui sera d’aucune utilité ni au niveau de la mairie, ni au niveau de la Wilaya. Dans l’une et l’autre des deux structures, les pauvres femmes s’entendront dire la même chose, malgré les témoignages des voisins qui leur reconnaissent le droit aux boutiques spoliées. Alors qu’elles s’attendaient à une bienveillance du maire, celui-ci leur apprend que la boutique litigeuse deviendra un bureau de la commune au niveau du marché. Le Wali saisi de l’affaire les a fait retourner pour une énième fois à la mairie. Une injustice de plus qui n’est que la partie apparente d’un iceberg d’abus de pouvoir, d’iniquité et de l’arbitraire d’administrateurs et de maires pires que les colons dont sont victimes les pauvres citoyens sans défense dans un pays dont pourtant le plus grand chef prétend être le promoteur et le défenseur de la justice sociale. Jusqu’à aujourd’hui les deux femmes désabusées courent pour que justice leur soit faite et que leurs deux boutiques leur soient rendues. Le Calame Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org Source : Le Calame (Mauritanie) | Education, Culture, Littérature, Musique | Lus : 923 Cliquez ici pour imprimer l'article : Imprimer